dimanche 7 octobre 2007

3e semaine - samedi 6 octobre

Re-RDV chez le dentiste.


Je vais tellement souvent chez mon dentiste et à des horaires
tellement inhabituels - exemple: le soir, le dimanche - que je
suis sûre que certains nous inventent une relation... :)


Bref, faut arrêter de rêver, un dentiste ça fait mal et à partir de là, rien n'est plus possible! D'ailleurs, le dentiste me prévient, ça va faire mal! Pfff
Je supporte, je supporte, je supporte, je ne supporte plus!
La douleur est tellement forte que j'en arrive à pleurer dans mon fauteuil et je sens toute la tension accumulée depuis plusieurs semaines (à cause de mon mal de dents) se relacher d'un coup. La honte totale! :)


Champagne !

En fin de journée, mes malheurs ont laissé place à la fête, celle des 30 ans de mon frère Yann, des 18 ans de mon cousin Florent et des 23 de ma cousine Amélie.

Happy Birthday Yann (30 ans)
Happy Birthday Florent (18 ans)
Happy Birthday Amélie (23 ans)

Entourée de ma soeur et de ma cousine Amélie, la soirée s'est très bien passée. Le champagne aidant, nous n'avons fait que rigoler, un fou rire en succédant un autre!

Ma cousine, Amélie


Claire, Luc et moi ;-)

PS : Je rajouterai bientôt d'autres photos de la soirée, où on voit mon grand frère et mon cousin!

samedi 6 octobre 2007

3e semaine - vendredi 5 octobre

CE QUI S'EST PASSé VENDREDI EN FRANCE

Aujourd'hui c'est le grand jour, je rentre en France! Youpi!

Enfin, pas tout à fait...

La journée commence difficilement, il n'est que 6h30 et le réveil sonne et...oh c'est trop tôt!
Je suis encore fatiguée et c'est d'autant plus difficile de se lever lorsque je pense à ce qui m'attend aujourd'hui:
transports+attente+transports+attente+transports+attente+transports=DENTISTE!
Autant dire que je préférerais rester sous la couette..

Nous partons de la maison à 7h40 et profitons que Paulette emmène les enfants à l'école pour nous faire déposer à la gare.

J'ai décidé de faire le trajet avec le minimum vital: ma CB, ma carte d'identité, mon billet d'avion, un peu de liquide, un bon bouquin (La bête Humaine, Zola -depuis le temps que j'ai envie de lire ce livre :p) et l'essentiel: Mathieu (du moins pour une partie du voyage), qui a très gentiment proposé de m'accompagner à l'aéroport, ce qui a rendu le trajet nettement plus agréable :))

C'est Emile qui le dit, donc on le croit.

Aprés avoir zoné dans un Tramway et un bus, nous arrivons à l'aéroport vers 9h30, ce qui signifie que j'ai 3 heures à tuer avant le décollage, prévu à 12h25...

Et donc, nous avons fait ce qu'on fait toujours dans ces cas là: nous avons été boire un café! (au Mc Do parce que c'est moins cher). Je commence à avoir un peu faim, donc j'en profite pour manger des pancakes (si j'avais su que c'eût été mon dernier repas avant 20h00 le soir, j'en aurais pris deux fois!).

Mathieu pars vers 10h30 et je me retrouve seule dans cette gare trop pleine de gens, trop bruyante et tout et tout...Une seule solution: les boules quiès.
Je profite d'avoir du temps libre pour chercher un cadeau pour mon grand frère qui fête ses 30 ans ce WE. En fait, je trouve assez rapidement le magasin Guinness et porte mon choix (de très bon goût) sur une magnifique chope de bière Guinness. C'est un peu facile comme cadeau mais au moins je suis sûre que ça va lui plaire, et puis n'oublions pas que je suis en Irlande, donc il est normal que fasse un cadeau en relation avec la Guinness. :-)

Les écureuils sont roux, ceci expliquant cela.

Vers midi, je songe vaguement à m'acheter un sandwich mais je renonce en repensant aux paroles de Paulette: "achète ton sandwich dans l'avion, il sera moins cher et tout aussi bon!"...Grr!

Au bout d'une demie heure de "shopping" dans la zone internationale de l'aéroport, je commence à me lasser de tout ces produits prétendument bons marchés et pourtant ultra chers. Je préfère attendre en lisant mon bouquin.

L'avion décolle vers 13h00, et à ce moment là je ne pense plus qu'au délicieux sandwich qui m'attend dans l'avion. Hummmmm...

Je suis placée "rang 14", ce qui signifie que je suis au milieu de l'avion, ce qui n'est pas un problème en soi, SAUF quand on meurt de faim et qu'on voit tous les passagers situés à l'avant et l'arrière de l'avion se ruer sur les quelques collations proposées. Et ce qui devait arriver arriva, lorque ce fut à mon tour d'être servie, il ne restait plus rien à manger (entendez: "plus rien d'à peu près mangeable")...Devant ma mine déconfite, l'hôtesse de l'air essaie absolument de me refiler le petit paquet de cacahuètes à 3€ mais c'est NON. Je me résigne tout de même à prendre une barre chocolatée, histoire de calmer un peu mon estomac.
Ce fut un bien triste déjeuner et je me suis détestée d'avoir écouté le conseil de Paulette.

Le lieu du crime

L'avion atterrit à Paris vers 15h40 heure locale, et je dois maintenant me rendre à mon RDV à l'autre bout de la région parisienne! Allez hop, direction le RER...euh, c'est où?
Je ne sais pas si c'est le manque de nourriture qui a affaibli mes neurones, mais j'ai un mal de chien à me repérer dans l'aéroport. D'ailleurs, ayant complètement oublié qu'il fallait prendre une navette pour aller à la gare, je cherche le RER B avec grande conviction. Je ne sais pas trop comment j'ai fait, mais j'ai finalement trouvé la navette assez rapidement et sans la chercher! Coup de bol.
Je ne sais pas si le trajet est payant, peu importe, je monte dans le bus et on verra plus tard.

Les titres de transport que j'ai réellement utilisés ce jour-là et le lendemain : cherchez l'erreur !

A la sortie de la navette, je suis désormais bien inspirée de chercher le RER B. Arrivée presque devant les quais, se pose encore le problème du billet de train. Je cherche partout un distributeur ou un guichet mais je n'en trouve pas. Trop tard, de toute façon le train va partir, je fraude (assez facilement puisque le portique à valises est ouvert) et monte dans la première rame à ma portée.
Je me replonge tranquillement dans ma lecture et le laisse bercée par les ondulations du train. Dix minutes plus tard, je suis sortie de ma lecture par un vilain monsieur qui a crié tout fort: "contrôle des titres de transports". Aie...

Parcours du combattant, avec des boss de fin de niveau sur la route :-)

40 € d'amende plus tard et un changement, j'arrive enfin dans la charmante bourgade de Saint-Quentin-En-Yvelines. Il est déjà 17h30 et mon RDV est à 18h00...J'ai pas beaucoup de temps mais en me pressant, j'espère pouvoir me poser 10 minutes chez ma soeur pour manger un morceau, faire pipi et me laver les dents. :-)

Je sonne à l'interphone du colloc de ma soeur, comme convenu puisque c'est lui qui est censé me donner les clés de l'appart de Claire. Pas de réponse...Ok pas de panique, je vais aller frapper à sa porte, peut-être que l'interphone ne fonctionne pas. Je profite que des gens rentrent dans la résidence pour me faufiler à l'intérieur (puisque sans clés, on reste dehors). Evidement, je n'ai pas plus de succès en frappant à sa porte qu'en sonnant à l'interphone. Là, ça commence à m'enerver, le temps passe et je n'ai pas que ça à faire! J'appelle ma soeur pour avoir une explication mais je tombe sur le répondeur. Grrr! Heureusement, c'est à ce moment là, qu'il a choisi d'arriver en s'excusant de son retard. Pardonné. Il ne me reste donc plus assez de temps pour manger, je me lave les dents et repars aussitôt.

Mon RDV chez le dentiste a été plutôt difficile. Je vous passe les détails mais sachez juste que j'étais contente une fois que ça a été fini. Malheureuemnt, je dois revenir le lendemain et probablement même le surlendemain, ce qui veut dire que mes soucis ne sont pas terminés.

Bzzzzzzzziiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !


Je passe le soirée chez ma soeur, seule, ou plutôt en compagnie d'une énoooooooorme pizza (obligatoire après la journée pourrie que j'avais passée). Je mange aussi une grosse grappe de raisin (du vrai, du français avec des pépins et tout et tout!).

Après le chili irlandais, retour à la vraie cuisine française


CE QUI S'EST PASSé VENDREDI EN IRLANDE

...condensé : entretien avec Canada Life à BlackRock (station de train en bord de mer à laquelle on accède en prenant la direction Grey Stones - véridique!)

Après toute une journée passée dans les transports (train jusqu'à Dublin, bus jusqu'à l'aéroport, re-bus jusqu'à Dublin, train jusqu'à Blackrock, re-train jusqu'à Busaras), le clou du spectacle a été l'enfer pour prendre le dernier bus à Busaras... D'habitude ça se passait bien, mais là on était vendredi et c'était un bordel innommable.

En résumé :
- impossible de prendre le 111 de 15h30 car il était plein.
- attente du 109, qui finalement part sans qu'il y ait eu d'embarquement (il était sûrement déjà plein). On s'en aperçoit (moi et les autres personnes qui l'attendaient) 10 minutes après.
- attente d'un autre 109 : au moment de monter, le chauffeur me dit qu'aujoud'hui il ne vend pas de billets, je dois faire la queue au guichet dans la gare (20 minutes de queue, le 2e 109 part sans moi)
- troisième 109 : on est pleins, attendez le prochain
- quatrième 109 : je peux enfin monter , mais je mets 1h40 à rentrer à cause des embouteillages.
- à l'arrivée, je me rends compte que le 111 de 17h est arrivé avant mon bus, alors que j'étais à busaras depuis 15h20 ! :-)






jeudi 4 octobre 2007

3e semaine - jeudi 4 octobre

HAPPY BIRTHDAY MATHIEU !!!

Une journée chargée!

Nous devions aller à Dublin because rendez-vous avec le cabinet de recrutement FH Recruitment. Pour la première fois nous avons pris le train entre la station près de la ferme et Dublin; et pour la première fois nous sommes partis à l'aube avec Jack qui emmemnait Fifi et Loulou à l'école.

Nous avons donc attendu le train à Clonsilla; on a hésité longtemps sur le train à prendre, puisque depuis un même quai plusieurs destinations sont desservies. Au moins on a évité cette catastrophe. Le train était blindé, donc on a fait tout le trajet debout... Finalement c'est comme à Paris, le panneau d'affichage hypnotique en plus ("next station : Tara Street next station : Tara Street next station : Tara Street next station : Tara Street").

Nous sommes descendus à Connolly et nous sommes allés à pieds jusqu'à Dame Street. Pour la 10e fois nous avons arpenté les mêmes rues, c'est toujours dans le même coin. On commence à se familiariser!

Le trajet du jour

On a pris un petit café dans le pub en face de FH Recruitment en attendant l'heure. Le rendez-vous à FHR s'est bien passé.

Ensuite on est allés au Shopping Center de Stephen's Green, que Paulette nous avait recommandé. C'est un grand magasin genre Galeries Lafayettes (sans le côté "bâtiment historique luxueux"), mais on retrouve l'idée du très haut hall alongé, surplombé de galeries. Comme la décoration est dans une espèce de style Belle Epoque gentillet, ça fait un peu maison de poupées ;-) (cf. ci-dessous)

La galerie du Saint Stephen's Green Shopping Center, et la vue sur le parc depuis le Dome du dôme :-)

Nous avons déjeûné dans le dôme en verre qui surplombe le centre à une extrémité, dans un restaurant/cafétéria panoramique judicieusement baptisé "the Dome". C'était sympa, un peu bon chic bon genre, ce qui a induit une note assez salée (20 euros pour deux parts de quiche/salade + une part de gâteau - sans compter les deux tranches de pain à 75c l'unité! (5 Francs) ).

L'arc de triomphe, juste au pied du dôme (à gauche de la photo)

Une fois redescendus, on est allé se promener au parc de Saint Stephen (Saint Stephen's Green), dans lequel on pénètre en passant sous un petit arc de triomphe dédié aux soldats tombés pendant je ne ais plus quelle guerre coloniale (la Guinée?)

Le parc est très sympa, cf. les photos ci-dessous.


Il faisait très beau, il y avait beaucoup de soleil. Le parc est agencé de façon très agréable. On en a profité pour s'installer sur un banc et bouquiner un peu.

Après ça, on est allés au musée national (National Museum), qui est juste à côté. Contrairement au "National Museum at Collin's Barracks", où nous étions allés la fois précédente, il s'agissait cette fois du bâtiment principal du musée.


National Musem

Le musée héberge une exposition géante sur tout ce qui touche à l'Histoire de l'Irlande, de la fin de l'antiquité à la fin du moyen âge, au travers de milliers d'objets (outils, vêtements, oeuvres d'arts, etc.)

Quelques objets impressionnants :
- une carcasse d'embarcation fluviale de 15m de long sculptée directement dans un tronc d'arbre
- des têtes en pierre bizarres (plusieurs visages sur une même tête, représentés très symboliquement - genre Picasso en vacances sur l'Île de Pâques) - ci-dessous
- une représentation de personnage encore plus bizarre, on a l'impression que c'est un cartoon du 20e S (grosse tête petits pieds mains simplifiées jambes très courtes - Droopy tout craché) - ci-dessous
- un objet décoratif en or représentant un bateau à rames, mais très symbolique, très stylé, très léger. On dirait vraiment un bibelot design du 20e S. - ci-dessous
- des tas de bijoux en or
- des vêtements en laine parfaitement conservés
- des peintures de Saint à la charnière entre l'art irlandais antique et l'art moyen-âgeux, qui ne ressemblent à rien de ce qu'on voit habituellement (comme des dessins d'enluminures, mais avec des visages et des corps très alongés, comme si c'était de l'art orthodoxe...)

Quelques-unes des bizarreries du musée (grossièrement, de mémoire)

L'ensemble était parfaitement mis en scène : éclairage, emplacement des vitrines, maquettes grandeur nature, etc. Très très bien.

Détail amusant : au milieu de tout ça, on trouve une salle égyptienne, arrivée là on ne sait pas trop comment, où est condensé en une pièce ce qui au Louvre s'étale sur trois hectares (un sarcophage dynastique, un sarcophage chrétien, un scribe assis et c'est à peu près tout :-D) L'avantage c'est que chaque pièce de cette salle est magnifique.

Des collégiennes en uniforme croisées sur le chemin du retour

Retour à la ferme en bus, via Busaras.

Le soir, une bonne surprise m'attendait (Mathieu) : un dîner d'anniversaire surprise !
J'ai eu droit à des cadeaux et à un gâteau au chocolat fait par Paulette !

Pour mon anniversaire j'ai eu un sac :-D
(c'est même pas une blague)


Pour compléter mon costume d'Executive. Il ne me manque plus que les boutons de manchette


Un maillot de bain, pour que j'arrête de paumer celui de Jack
(en Irlande on peut aller à la piscine en bermuda)


Paulette était déchaînée!

On a bien rigolé ce soir-là. Merci tata Paulette et tonton Jack! :-)))


PS : j'ai aussi eu de l'acrylique. Cf. le scan du tableau que j'ai fait le surlendemain.


3e semaine - mercredi 3 octobre

Tara Hill : encore loupé !
Same player play again.

--> encore reporté, à la place pisine à Navan avec Paulette et Jack.

Le monticule de Tara, qui n'est autre qu'un tumulus.


FAIT MARQUANT DU JOUR :

Le soir, atelier cuisine : j'ai (France) appris à faire la réputée tarte aux poireaux d'Hélène, avec Paulette. J'ai été horrifiée par la tonne de beurre - mais on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs, vous m'direz! (mais on n'a pas fait d'omelette, vous suivez toujours?)

Comme ça maintenant je pourrai en faire à Mathieu, il sera content et on deviendra gros, et ce sera cool la vie! Et on fera couleur locale avec les Irlandaises! :-DDDDDDDDDDD
Heureusement, les Polonaises sont là pour relever le niveau ;-)

Paulette ne voulait pas faire de salade!
Non seulement France l'a faite fléchir, mais en plus Riri, Fifi et Loulou ont tout mangé! (et Loulou en a repris trois fois!) :-DDD


DEUXIEME FAIT MARQUANT DU JOUR (mais quand même moins marquant)

Nous avons su par le cabinet de recrutement que Mircosoft avait l'air intéressé par Mathieu, après le test technique. On croise les doigts!

3e semaine - mardi 2 octobre

Comme il apparaît une fois de plus impossible (pour cause d'heure avancée, de mauvais temps et de flemme) de partir visiter Tara Hill à vélo (mais si, vous savez, Tara Hill, ce célèbre tumulus*!), nous décidons de nous livrer à une autre activité qui elle aussi avait été précédemment remise à plus tard : la visite du vieux cimetière de Culmullen.
La dernière fois, nous avions rebroussé chemin faute de n'avoir pu le trouver - alors que nous étions à 50m de celui-ci (les quiches!), donc cette fois, histoire de compliquer encore un peu plus la tâche, nous y allons à pieds. Nous coupons par le champ de John et suivons ce chemin en sous-bois que nous avions déjà emprunté.

* va donc, eh, tumulus!
Nous saluons Marguerite et ses copines au passage.
Plus loin, il y avait un champ contenant 142 moutons :-D On le sait on les a comptés!


Le cimetière semble n'abriter que de vieilles tombes en ciment assez jolies remontant jusqu'au tout début du siècle, mais en réalité il est bien plus ancien que ça, puisque certaines vieilles pierres dateraient du 18e siècle - malheureusement elles sont méchamment ensevelies sous les herbes hautes. D'ailleurs, ce cimetière quasi-abandonné fait naître des sentiments bizarres quand on le visite : Avec la lumière claire-obscure irlandaise dans laquelle il baigne, on se croirait dans un Tim Burton. Sans parler de cette vieille grille tordue qui entoure les tombes centrales, ni du gros arbre à branches basses qui pousse au milieu. La nuit, ça doit foutre les chocottes.

Attention, Bouffie! Derrière toi!

En rentrant nous sommes surpris par l'orage et nous rentrons trempés comme des soupes. Histoire de ne pas saloper chez Paulette, je (Mathieu) décide d'enlever la boue de nos chaussures au robinet du jardin - mais en ayant préalablement enlevé mes habits, eux aussi tous crottés. J'ai donc passé 10 minutes en caleçon sous la pluie battante, en chaussettes dans une flaque de boue :-)

Le soir, France a été au Pilates avec Paulette.

La méthode Pilates, parfois simplement appelée Pilates, est un système d'exercice physique développé dans le début du XXe siècle par Joseph Pilates, allemand émigré aux États-Unis. Il écrivit deux livres sur sa méthode : "Return to Life through Contrology" et "Your Health: A Corrective System of Exercising That Revolutionizes the Entire Field of Physical Education".

Voilà, 'y a qu'à demander!

La séance avait lieu dans les locaux d'une école de Dunshaughlin; il y avait 13 élèves et, bien évidemment, France était la plus jeune. Elle ne comprenait rien de ce que disait le prof, donc parfois elle ne faisait pas les exercices qu'il demandait (elle était la chouchoutte vu que le prof devait venir lui expliquer en particulier). A la fin, France s'est aperçue qu'elle avait fait tous les exercices les plus durs car elle n'avait pas compris qu'ils se déclinaient chaque fois en trois niveaux de difficulté. elle est quand même ravie et elle y retournera! ;-p

France et Paulette au Pilates : Call on meeeeee, call on me!

mercredi 3 octobre 2007

3e semaine - lundi 1er octobre

9h00
Le réveil sonne, rien ne se passse.
Nous sommes fatigués (sans qu'il n'y ai vraiment de raison valable) et nous cédons à la délicieuse option de rester couchés! Malheureusement cela ne peut durer éternellement puisque Mathieu a un entretien téléphonique prévu à 10h30 avec Microsoft...Autant dire que c'est une bonne raison de se lever.

Wake up, Neo !

10h15
Mathieu barbotte gentiment dans son bain...

10h30 (précise)
Mathieu est devant son PC, le téléphone sonne.
L'entretien commence. Il s'agit d'un simple (façon de parler) test technique pour s'assurer que Mathieu maîtrise un minimum le code informatique. Le recruteur lui a envoyé par mail un document Word sur lequel sont écrits différents bouts de code, avec des erreurs. Le but du jeu étant de trouver les erreurs de code et de les corriger.
Sur 6 questions, Mathieu a eu 3 réponses justes mais ce qui le sauve, c'est qu'il a su expliquer ses erreurs. Pourtant, il n'est pas très content de sa performance et reste pessimiste sur les suites de sa candidature.

(Mathieu) Le but du jeu n'était pas toujours de corriger les bugs, mais pour ceux qui connaissent il y avait aussi des questions sur le C++ objet, et j'avoue que même si je maîtrise bien les concepts, je ne me rappelais plus très bien ce qui est obligatoire ou non, syntaxiquement parlant (confusion avec le Java qui ne propose que des méthodes "virtual" par défaut, et confusion entre "override" et "overload")

11h15
L'entretien se termine.
It's breakfast time now.

L'après midi, Paulette nous a emmenés visiter "the Trim Castle" (= le château de Trim).

C'est un gros château médiéval qui doit sa renommée à son énorme donjon, qui, non content d'être déjà gigantesque dès sa construction, s'est vu réhausser au fil des siècles, par les différents seigneurs qui l'ont habité (le but étant le plus souvent de casser du Normand ou du Viking). Le tout est entouré d'une enceinte qui en impose (tours rondes, tours carrées, barbacanes, porte fortifiée donnant sur un canal spécialement aménagé au pied de la muraille, etc.)

Trim Castle, c'est pas du château de pacotille

Nous avons pu visiter l'intérieur du donjon cruciforme, dont la toiture en bois a été remplacée par une épaisse toile synthétique tendue (comme on fait aujourd'hui pour les stades, par exemple), et dont les planchers ont été partiellement reconstruits. On peut donc librement circuler dans le donjon et se rendre compte des volumes et des éclairages.
La vue du haut du donjon est spectaculaire.

On voit bien le donjon cruciforme, célèbre pour avoir conservé son style d'origine quasi intact jusqu'à aujourd'hui

Le guide était assez casse-bonbons, il nous avait à l'oeil, et impossible de s'écarter du groupe sous peine de se faire abruptement rappeler à l'ordre; avec son collègue du groupe précédent, ils mettaient en place une vraie triangulation du terrain ;-) Pour les mêmes raisons, impossible pour Paulette de nous traduire ses explications à voix haute.


Une petite maquette en légos qu'on a faite rapidement pour que vous voyiez mieux
(les proportions de la cour sont fausses)


Le temps passé à trim Castle était compté car nous devions impérativement ramener l'inhalateur au médecin, qui nous l'avait gentiment prêté. Finalement, j'y (Mathieu) suis allé avec Conor; pendant que celui-ci faisait les courses j'ai attendu que quelqu'un se présente à l'accueil, mais comme personne ne venait j'ai déposé l'inhalateur sur le clavier de la secrétaire avec un énorme "petit" mot de remerciements; j'espère qu'ils l'ont vu ;-)


Le soir, nous avons regardé le premier épisode de la saison 2 de Heroes. Il y a des choses comme ça qui ne changent jamais! Save the Samuraï, save the world!


TF1, ou comment transformer un fruit de la culture de masse en quelque chose d'encore plus minable.

(France) Après plusieurs jours d'hésitations, et en constatant avec tristesse l'inefficacité des antibiotiques, j'ai enfin pris la décision de rentrer en France me faire soigner les dents :'-( C'est pas grave, passage sur aerlingus.com, coup de téléphone à mon nouveau boulot, coup de téléphone au dentiste, prise de rendez-vous sur le pouce (mon dentiste m'a fait savoir que s'il le fallait on se verrait vendredi, samedi, et même dimanche!). Aïe aïe aïe!

Je préviens mes parents, et ma mère ma rappelle avec plaisir que ce week end, ils célèbrent les trente ans de mon grand frère et les 18 ans de mon cousin... grosse fête de famille en perspective - avec petits fours et champagne. ça tombe bien! Sans compter le plaisir immense de revoir la famille! Retour prévu dimanche.

mardi 2 octobre 2007

2ème WE - dimanche 30 septembre

La veille, Clopinette (et non pas "la vieille Clopinette") avait été très claire: départ dimanche matin à 11h00. Evidemment, ce message était principalement destiné à Fifi et Loulou, mais ironiquement c'est nous qui avons saboté le départ en omettant de mettre le réveil. Du coup, on a mollement emergé vers midi..

Il était prévu que nous prenions tous un gros brunch (contraction de breakfast et lunch, c'est à dire un petit-déjeûner/déjeûner) pour partir tôt, ce que nous avons quand même fait malgré l'heure avancée. En d'autres termes, nous avons enchaîné sans vergogne les tartines beurrées, la confiture, les céréales et autres denrées sucrées. Puis, une fois bien rassasiés, on a surencheri avec les saucisses, le bacon, les haricots rouges en sauce et le fromage! Enfin, dans le but de manger équilibré, nous avons terminé par quelques fruits :-D

Allez hop, on part à 6 dans le 4x4 (pratique ces grosses voitures), le plus grand des enfants n'ayant pas souhaité se joindre à nous et le plus petit ayant été fourré sur le siège amovible du coffre. Arrivés à Dublin, on dépose le benjamin à un Pub dans lequel se déroulera plusieurs concerts caritatifs au cours de l'après midi. Il était prévu qu'on y assiste mais, vu l'heure, il fallait choisir entre les Vikings et le Rock n' Roll :)


C'est donc à cinq que nous nous sommes rendus au Musée National d'Irlande, "at Collins Barracks" ("dans la caserne de Collins" car ce musée est aménagé dans une ancienne caserne militaire qui doit dater du 18e/19e et qui a servi jusqu'à très récemment). Dans la cour, des inscriptions sur les murs indiquent les pas militaires (paces) pour les troufions en exercice. 10 paces, 20 paces, 30 paces... 100 paces. Au pas de course!

National Museum of Ireland at Collins Barracks

Le musée abrite des expositions temporaires et permanentes.

Remarque: en Irlande les musées sont gratuits sauf parfois lorsqu'il y a des expositions temporaires. On peut alors se poser la question suivante: Mais à qui profite la gratuité des musées?? (private joke avec certaines personnes qui se reconnaîtront :p).

France et Clopinette adorent les casernes et les Vikings

La première attraction se situe en plein milieu de la cour : il s'agit d'un bateau Viking construit en 1042 à Dublin. Si vous vous étonnez qu'un bateau Viking ait été construit à Dublin, rappelez-vous qu'à cette époque les Vikings étaient bien implantés en Grande Bretagne et en Irlande, et que bizarrement ils étaient alliés avec les seigneurs locaux pour combattre les Normands, qui eux-mêmes étaient d'anciens Vikings squattant la Normandie. Bref, après s'être fait défoncer pour la 2e fois par Guillaume le Conquérant, le Seigneur brittanique Harold Godwinson, qui s'était enfui en Irlande, a envoyé ses enfants se réfugier chez ses amis Vikings avec ce bateau. Notez qu'il n'a pas été du voyage car il s'était fait trucider au passage. Le bateau, qui a été incendié dans un Fjord danois à son arrivée (cérémonial viking), a été redécouvert récemment au fond de l'eau, identifié, et reconstruit d'après le modèle. Il a ensuite navigué jusqu'à Dublin et a été installé dans la cour du musée.


L'étalon des mers, alias le "Sea Stallion", alias le "Skuldelev 2"

La visite se poursuit dans une grande salle obscure abritant ce qu'on appelle les "High Crosses" (hautes croix) irlandaises. Il s'agit de très anciennes croix Chrétiennes fortement imprégnées du style celtique (avant le 8e siècle?), et surtout très très grosses (plus de 6m pour la plus haute). Ce qui est très fort, c'est qu'on trouve ces énormes monolithes un peu partout dans la campagne irlandaise, comme les calvaires en Bretagne. Celles du musée sont des moulages en résine, mais avec l'éclairage rasant qui fait ressortir les bas reliefs, c'est incroyablement impressionnant.

Même là on ne se rend pas compte de l'impression de gigantisme qu'on éprouve à côté de ces croix

C'est à ce moment que Paulette et Jack nous ont lâchement abandonnés pour... rentrer regarder le match de Rugby (Irlande/Argentine) :-D

Nous avons terminé la visite par une exposition sur les soldats irlandais à travers l'histoire - entendez par là un ensemble de costumes, maquettes, accessoires assez intéressants retraçant l'histoire des combattants irlandais, depuis le moyen âge jusqu'au 21e siècle. Loin de donner dans l'autosatisfaction militaire, cette exposition rappelle surtout que les Irlandais ont servi dans à peu près toutes les armées du monde, sauf la leur. A commencer par l'armée brittanique à qui ils ont servi de chair à canon jusqu'à leur indépendance (c'est d'ailleurs pour ça qu'on trouve des soldats irlandais portant des képis en peau de tigre, qu'ils ont ramenée d'Inde ou des Malouines). Mais ils ont aussi fait partie de la Grande Armée, ce qui a d'ailleurs permis à France d'apprendre définitivement comment on dit "fourchette" et "cuillère" en Anglais. Vous ne voyez pas le rapport? Dans l'une des vitrines, un intéressant kit de couverts démontables était présenté à côté de son étui, et la plaquette explicative indiquait "The 'C' means 'Cuiller' (spoon), and the 'F' means 'forchette (sic)' (fork)".

La double devise brittanique : "Honi soit qui mal y pense" (si tu parles mal sur moi j'te défonce) et "Dieu et mon droit" (De toute façon j'ai Dieu avec moi pour te défoncer). En Français dans le texte... La classe pour nous!

A noter, quelques objets très intéressants à la fin de l'exposition sur la guerre clandestine menée par l'IRA au début du 20e siècle (documents camouflés, pistolets démontables, fusils de snipe artisanaux, etc.) qui n'est pas sans rappeler la résistance Française pendant la 2e G.M.

Pour quitter le musée, nous avons traversé l'exposition permanente, présentant la collection intégrale du musée national, qui se compose d'un incroyable bric-à-brac de tous les pays et de toutes les époques, soigneusement classé et aligné dans des kilomètres de hautes vitrines. Ce qui, en France, est stocké dans des caves (faute de place), est intégralement exposé ici :-D

Après cela, nous avions pour objectif de retrouver Loulou dans le pub afin que nous rentrions tous les trois en même temps dans la ferme familiale. Le pub est à environ 50 minutes de marche du musée, ce qui est faisable mais pas pour des fainéants comme nous, donc direction le Tramway Dublinois. C'était la première fois que nous empruntions ce mode de transport depuis notre arrivée. Histoire de ne pas trop être dépaysé et de se souvenir de Paris, le tram étant bondé de monde.

Remarque: il faut savoir que tous les magasins sont ouverts le dimanche en Irlande donc les gens sortent beaucoup. C'est d'ailleurs très paradoxal puisque les Irlandais sont très catholiques, ils vont à la messe, ils font plein de bébés (beaucoup de très jeunes mamans) mais ils ne respectent pas le jour du seigneur...Tout se perd ma brave dame! :)

Tramway puis marche à pieds (1h si on exclut le détour que nous avons fait en confondant Est et Ouest ;-D) - cliquez pour agrandir


Environ 10 minutes de tramway plus loin, nous nous arrêtons à la station Abbey Street et là nous partons plein sud. Nous avons suivi à peu près le même trajet que pour nous rendre à nos entretiens en passant par Grafton Street mais cette fois nous étions quelques centaines de mètres plus à l'Ouest. La balade a duré environ 40 minutes et a été très agréable. Nous avons découvert de nouveaux beaux batiments. En plus, le temps était clément, il faisait presque chaud :) Par deux fois, nous sommes entrés brièvement dans des pubs pour voir où en était le match. La première fois : 10 à 8 pour l'Irlande, la deuxième fois : 10 à 28 pour l'Argentine :-/

Une heure après être partis du musée, nous sommes enfin arrivés au Pub, où Loulou discutait rock avec le célèbre Martin (Martine à la Plage, ha ha ha), Joe et deux minettes en nous attendant.
Cette sacrée bande de rockeurs acnéiques ne jure que par AC/DC depuis que Loulou (porteur d'amplis) les a faits découvrir à Joe (guitariste auteur) et Martin (clavier).

Loulou et France au Pub

Nous avons siroté une bière scandinave à la poire qui glissait bien dans la gorge, à part le prix (normal, en irlande, la plus petite bouteille de bière fait 500 ml, alors qu'un coca fait 250 ml :D).

Loulou derrière la bouteille de Kopparberg et celle de coca

Dans le bus du retour, nous avons rencontré une Française haute en couleurs: bretonne, ne parlant pas un mot d'anglais (elle a gratifié le chauffeur qui lui a avait fait remarquer qu'elle confondait son billet et son reçu d'un "ouais okai ouais"), fille au pair, un peu baba sur les bords et horrifiée par les Irlandaises à moitié nues (hormis les tonnes de paillettes) et totalement saoûles qu'on croise le soir au coin des pubs.